Non sélection pour les jeux : PITEL ne convainc ni le CNOSF, ni pour l’instant le juge administratif
 

Non sélection pour les jeux : PITEL ne convainc ni le CNOSF, ni pour l’instant  le juge administratif (Juillet 2008)

La Fédération Française de Cyclisme (FFC) a décidé de ne pas sélectionner Edwige Pitel pour participer au JO de Pékin, ce qui a valu à l’ancienne championne de Duathlon de contester cette décision devant le CNOSF.

Elle invoque essentiellement le fait qu’elle a obtenu cette saison les meilleurs résultats notamment en terminant 11ème à Montréal sur une épreuve Coupe du Monde,  ce que conteste la FFC et son DTN Patrick CLUZAUD qui lui a préféré Christel Ferrier-Bruneau.

Le conciliateur du CNOSF a rejeté sa requête le 19 juillet 2008, s’en tenant au choix des sélectionneurs Français précisant par ailleurs que la FFC n'apparaît pas avoir commis d'erreur manifeste d'appréciation ou méconnu sa propre réglementation en ne sélectionnant pas Mme Edwige PITEL pour les JO de Pékin.

Le 22 Juillet, Edwige PITEL a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal administratif de GRENOBLE dans le cadre d’une procédure au fond qui vise à obtenir l’annulation de la décision de la FFC l'évinçant pour l'épreuve en ligne des Jeux de Pékin au profit notamment de Christel FERRIER-BRUNEAU.

A l’appui de sa requête, elle invoque notamment : 

-          une décision prise en méconnaissance des critères de sélection,

-          une procédure devant le conciliateur non contradictoire,

-          un conflit avec l'entraîneur national qui est aussi  l'entraîneur de ses concurrentes 

Le Tribunal n’a pas encore statué sur cette requête. 

Parallèlement, afin d’obtenir la suspension de l’exécution de la décision de la FFC, une requête en référé a été déposée.


Le juge des référés a rejeté la demande de suspension estimant "qu'en l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée; que par suite, les conclusions à fin de suspension de l'exécution de ladite décision ne peuvent être que rejetées".
 

Cette décision marque les limites d’un judiciarisation du contentieux sportif malgré les enjeux économiques puisqu’en dehors de l’erreur manifeste d’appréciation,  le CNOSF ou les instances juridictionnelles s’interdisent de s’immiscer, voire de substituer aux sélectionneurs, qui restent libres dans l’appréciation des critères de sélection. 

Les seuls résultats sportifs ne sont pas des critères objectifs sur lesquels un sportif pourrait exclusivement contester sa non-sélection. 

Cette part de subjectivité n’existe pas dans d’autres disciplines telles que la natation ou l’athlétisme où des minimas sont synonymes d’accessit aux places olympiques. 

Il est bon de noter que ce système évite l’arbitraire mais peut aussi avoir des inconvénients dans les sports où la performance sportive ne peut à elle seule résumer les aptitudes d’un sportif à défendre les couleurs d’une nation ou à collaborer à un titre.

 

 





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