| Non sélection pour les jeux : PITEL ne convainc ni le CNOSF, ni pour l’instant le juge administratif (Juillet 2008) Elle invoque essentiellement le fait qu’elle a obtenu cette saison les meilleurs résultats notamment en terminant 11ème à Montréal sur une épreuve Coupe du Monde, ce que conteste Le conciliateur du CNOSF a rejeté sa requête le 19 juillet 2008, s’en tenant au choix des sélectionneurs Français précisant par ailleurs que Le 22 Juillet, Edwige PITEL a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal administratif de GRENOBLE dans le cadre d’une procédure au fond qui vise à obtenir l’annulation de la décision de A l’appui de sa requête, elle invoque notamment : - une décision prise en méconnaissance des critères de sélection, - une procédure devant le conciliateur non contradictoire, - un conflit avec l'entraîneur national qui est aussi l'entraîneur de ses concurrentes Le Tribunal n’a pas encore statué sur cette requête. Parallèlement, afin d’obtenir la suspension de l’exécution de la décision de
Cette décision marque les limites d’un judiciarisation du contentieux sportif malgré les enjeux économiques puisqu’en dehors de l’erreur manifeste d’appréciation, le CNOSF ou les instances juridictionnelles s’interdisent de s’immiscer, voire de substituer aux sélectionneurs, qui restent libres dans l’appréciation des critères de sélection. Les seuls résultats sportifs ne sont pas des critères objectifs sur lesquels un sportif pourrait exclusivement contester sa non-sélection. Cette part de subjectivité n’existe pas dans d’autres disciplines telles que la natation ou l’athlétisme où des minimas sont synonymes d’accessit aux places olympiques. Il est bon de noter que ce système évite l’arbitraire mais peut aussi avoir des inconvénients dans les sports où la performance sportive ne peut à elle seule résumer les aptitudes d’un sportif à défendre les couleurs d’une nation ou à collaborer à un titre.
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