Les prothèses Cheetah avantage ou handicap ?

 

Oscar PISTORIUS : les prothèses « Cheetah » Avantage ou handicap ? Mars 2008

Il ne fait nul doute que « l'affaire PISTORIUS » préfigure ce qui sera, à n'en point douter, les nouveaux enjeux du sport qui confrontent les principes de la performance sportive à celui du progrès technique et des moyens qui y sont associés.

Le Tribunal Arbitral du Sport a, en appel, décidé que rien ne s'opposait à ce que le sprinter amputé des deux jambes puisse participer aux jeux olympiques de Pékin et qu'il était, dès lors, éligible aux courses réservées aux athlètes valides.

Le TAS prend ainsi le contre-pied de la fédération internationale (IAAF) laquelle avait estimé que les prothèses en carbone donnaient un avantage mécanique à l'athlète.

Le débat a porté beaucoup moins sur la réglementation internationale que sur les aspects techniques des prothèses.

Même si depuis, Oscar PISTORIUS n'a pas été en mesure de réaliser les minima qualificatifs aux épreuves du 400 m.

L'IAAF avait basé sa décision de janvier sur les études du professeur allemand Gert-Peter Brueggemann, qui estime que les prothèses de type "Cheetah" donnent un avantage à son utilisateur.

En contrepartie, Oscar PISTORIUS a produit des expertises indépendantes prouvant le contraire.

Dans son intitulé principal, le TAS a estimé que :

"La formation n'a pas été convaincue de l'existence d'un avantage métabolique en faveur d'un double amputé utilisant les prothèses Cheetah Flex-Foot". "Par ailleurs, la formation du TAS a considéré que l'IAAF n'avait pas apporté la preuve que les effets biomécaniques de l'usage d'une telle prothèse donnaient un avantage à Oscar Pistorius par rapport aux autres athlètes n'utilisant pas un tel équipement." 

La décision du TAS a été favorablement accueillie par le comité olympique international.

Le doute a donc bénéficié à Oscar PISTORIUS et il était légitime que les principes de l'olympisme aient prévalu. Cependant, le débat n'est pas clos et il ne fait nul doute qu'à l'avenir, les progrès des matériaux et du matériel pourront compenser un handicap et au-delà, améliorer la performance.

 Le débat est déjà sous-jacent d’une manière spécifique, par exemple, où les nouvelles combinaisons apportent au niveau du gainage et de la flottaison des avantages indéniables et d'une manière générale sur l'épineuse question des autorisations thérapeutiques.

 Le mouvement sportif devra donc, comme les sports d'endurance l'ont déjà abordé sur la question des taux d'hématocrite, définir un profil type, voire une norme à partir de laquelle  des autorisations ou des aménagements pourront être envisagés.




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